{"id":1883,"date":"2016-07-01T20:29:02","date_gmt":"2016-07-01T20:29:02","guid":{"rendered":"http:\/\/ninachildress.com\/?p=1883"},"modified":"2020-10-19T15:51:54","modified_gmt":"2020-10-19T15:51:54","slug":"2016-le-requiem-du-string-2","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/ninachildress.com\/?p=1883","title":{"rendered":"2016 \u2014 Le requiem du string, Eva Prouteau"},"content":{"rendered":"<p><img loading=\"lazy\" width=\"1000\" height=\"765\" class=\"alignnone size-full wp-image-1857\" src=\"http:\/\/ninachildress.com\/wp-content\/uploads\/06-IMG_6939.jpg\" alt=\"06-IMG_6939\" srcset=\"https:\/\/ninachildress.com\/wp-content\/uploads\/06-IMG_6939.jpg 1000w, https:\/\/ninachildress.com\/wp-content\/uploads\/06-IMG_6939-250x191.jpg 250w, https:\/\/ninachildress.com\/wp-content\/uploads\/06-IMG_6939-768x588.jpg 768w, https:\/\/ninachildress.com\/wp-content\/uploads\/06-IMG_6939-700x536.jpg 700w, https:\/\/ninachildress.com\/wp-content\/uploads\/06-IMG_6939-120x92.jpg 120w\" sizes=\"(max-width: 1000px) 100vw, 1000px\" \/><\/p>\n<p><strong>\u00a0<\/strong><strong>MORT &amp; LINGERIE <\/strong><\/p>\n<p>Quels ingr\u00e9dients s\u2019agr\u00e8gent dans ce curieux titre d\u2019exposition, <em>Le Requiem du string<\/em>\u00a0?<\/p>\n<p>Nina Childress, qui se d\u00e9clare allergique \u00e0 toute religion, r\u00e9agit \u00e0 la grande chapelle du Gen\u00eateil qui l\u2019oppresse comme un mausol\u00e9e. Alliant salve comique et catharsis, elle choisit d\u2019associer un joli terme chr\u00e9tien \u00e0 un anglicisme \u00e9vocateur, aux connotations la\u00efques et fessues. Lorsque la pri\u00e8re s\u2019adresse \u00e0 un sous-v\u00eatement, c\u2019est tout de suite moins grave, plus dr\u00f4le. L\u2019exposition se laisse pr\u00e9sager comme un cocasse service fun\u00e8bre, o\u00f9 le string qui nous a tristement quitt\u00e9s laisse les corps plus libres. Sur le carton d\u2019invitation, Nina Childress trace de son \u00e9criture souple le mot <em>Requiem<\/em> avec un gros Q. La messe est dite.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>BORDEL<\/strong><\/p>\n<p>\u00c0 l\u2019int\u00e9rieur de la chapelle, c\u2019est le chaos\u00a0: des plaques de Placoplatre verd\u00e2tre c\u00f4toient p\u00eale-m\u00eale des cimaises blanches, dans un parcours anarchique tout en collisions obliques et pr\u00e9caires \u00e9quilibres. De grandes bandes de papier d\u00e9gringolent du plafond, \u00e9claboussant l\u2019espace au passage de leur couleur vert fluo. Ajoutez \u00e0 cela le sol de tomettes caramel et le cr\u00e9pi beigeasse des murs, et le ton de cette mise en sc\u00e8ne est donn\u00e9\u00a0: une violente discordance, exprim\u00e9 par des mat\u00e9riaux frott\u00e9s abruptement les uns aux autres. Un tel \u00e9crin d\u2019entrechocs pourrait nuire \u00e0 plus d\u2019une peinture\u00a0: mais les tableaux de Nina Chidress en ressortent \u00e9moustill\u00e9s, parachevant le sc\u00e9nario d\u2019une exposition-gu\u00e9rilla, emmen\u00e9e par une armada fluo de filles l\u00e9g\u00e8res.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>GOOD VERSUS BAD <\/strong><\/p>\n<p>Dans cette sc\u00e9nographie offensive, Nina Childress \u00ab\u00a0installe\u00a0\u00bb sa peinture. Car au-del\u00e0 du dispositif d\u2019accrochage, l\u2019artiste instaure une approche singuli\u00e8re de l\u2019\u0153uvre, invitant \u00e0 poser un double regard sur une succession de doubles tableaux. Depuis quelques ann\u00e9es, par intermittence, l\u2019artiste \u00a0produit en effet des duos qui d\u00e9rapent\u00a0: elle commence par \u00e9laborer une version qu\u2019elle nomme <em>good<\/em>, \u00e0 savoir fid\u00e8le au document photographique \u00e0 partir duquel elle travaille. De cette composition photor\u00e9aliste, Nina Childress tire alors une version <em>bad<\/em>, qui int\u00e8gre de multiples possibilit\u00e9s de glissement vis-\u00e0-vis de la version premi\u00e8re. Un traitement BD, une r\u00e9miniscence d\u2019action painting, des d\u00e9formations monstrueuses, l\u2019extraction d\u2019un d\u00e9tail, des simplifications graphiques, quelques coulures ou de cro\u00fbteux emp\u00e2tements\u00a0: l\u2019artiste s\u2019autorise tout, et de toutes les mani\u00e8res, sans jamais \u00eatre prisonni\u00e8re d\u2019un style, et en les exacerbant tous \u00e0 l\u2019extr\u00eame.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>M\u00c9CHANTE<\/strong><\/p>\n<p>S\u00e9duisants, les tableaux de Nina Childress int\u00e8grent toutes les directions de la peinture sans en favoriser aucune, ils \u00e9pousent une diversit\u00e9 concomitante<sup>1<\/sup>, o\u00f9 le <em>bien peint<\/em> et le <em>mal peint<\/em> se regardent, tout comme la p\u00e9riode vache de Magritte ou les Monstres de Picabia se mesurent au reste de l\u2019\u0153uvre. Ces confrontations, qui font trembler les notions de bon et de mauvais go\u00fbt, structurent la progression dans l\u2019exposition\u00a0: les <em>good paintings<\/em> viennent souvent s\u2019offrir au regard avant les <em>bad paintings<\/em>, qui par surprise surgissent au recto des premi\u00e8res, en oblique, ou l\u00e9g\u00e8rement en retrait sur l\u2019espace lat\u00e9ral. Dans ce va-et-vient, Nina Childress se r\u00e9invente et se bat\u00a0: elle donne en spectacle la libert\u00e9 plastique de son m\u00e9dium, elle accentue aussi beaucoup sa m\u00e9chancet\u00e9. Un credo\u00a0: peindre salement, pour intensifier encore la dimension grin\u00e7ante et d\u00e9sagr\u00e9able d\u00e9j\u00e0 pr\u00e9sente dans les <em>good paintings<\/em>. Laisser venir la cruaut\u00e9, l\u2019impudique, l\u2019\u00e9trange.<\/p>\n<p><strong>\u00a0<\/strong><\/p>\n<p><strong>APART\u00c9 (N\u2019IMPORTE QUOI, COMMENT)<\/strong><\/p>\n<p>\u00c0 la question \u00ab\u00a0Peut-on peindre n\u2019importe quoi\u00a0?\u00a0\u00bb, Nina Childress r\u00e9pond\u00a0: \u00ab\u00a0Oui, oui, oui, on peut peindre n\u2019importe quoi et j\u2019aurais m\u00eame tendance \u00e0 penser qu\u2019il vaut mieux peindre n\u2019importe quoi si l\u2019on veut que la peinture reste un peu excitante.<\/p>\n<p>Le <em>n\u2019importe quoi<\/em> est comme le <em>bon go\u00fbt<\/em>, il varie pour chacun. Cette question rel\u00e8ve du rapport que l\u2019on entretient avec ses limites. Les limites sont rassurantes, permettent de ne pas se disperser, d\u2019\u00eatre efficace \u2014 avec le risque de s\u2019ennuyer. Contourner, transgresser ses limites est souvent une aventure avantageuse. J\u2019esp\u00e8re que le <em>n\u2019importe quoi<\/em> englobe aussi le <em>n\u2019importe comment<\/em> car en peinture, la question du sujet me semble plus ouverte que celle de la mani\u00e8re, dont le peintre est souvent l\u2019otage. Pour parvenir \u00e0 ce cher <em>n\u2019importe quoi<\/em>, je garde en t\u00eate la maxime de Martin Kippenberger\u00a0: \u00ab\u00a0un artiste qui s\u2019oppose \u00e0 lui-m\u00eame garde les meilleures chances de parvenir \u00e0 un r\u00e9sultat.\u00a0\u00bb\u00a0\u00bb<sup>2<\/sup><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>IDENTIFICATION DES CORPS<\/strong><\/p>\n<p>Longtemps, Nina Childress s\u2019est retenue de peindre des corps, \u00e0 une \u00e9poque o\u00f9 ce n\u2019\u00e9tait pas assez conceptuel, \u00e0 une \u00e9poque o\u00f9 la peinture \u00e9tait elle-m\u00eame consid\u00e9r\u00e9e de mani\u00e8re circonspecte<sup>3<\/sup>. Le corps nu semblait alors motif pictural tabou\u00a0: l\u2019artiste a commenc\u00e9 \u00e0 le peindre par le biais de jouets ou de petites statuettes. La statue, pour elle, fut la possibilit\u00e9 d\u2019un retour \u00e0 la figure.<\/p>\n<p>Dans l\u2019exposition sont justement pr\u00e9sent\u00e9es quelques statues, mais surtout de nombreuses femmes et quelques hommes. Tous proviennent du cin\u00e9ma d\u2019exploitation am\u00e9ricain des ann\u00e9es 60. La plupart des films photographi\u00e9s par Nina Childress sont des <em>nudies<\/em>, qui mettent en sc\u00e8ne des corps nus dans le but d&rsquo;exciter le voyeurisme du spectateur, avec des pr\u00e9textes sc\u00e9naristiques r\u00e9currents, comme le camp de nudistes, l\u2019atelier de l\u2019artiste avec son mod\u00e8le ou le quotidien d\u2019une danseuse de cabaret. D\u2019autres images sont extraites de <em>mondo movies<\/em>, caract\u00e9ris\u00e9s par une approche pseudo-documentaire tr\u00e8s crue, dont le choix des images trahit l\u2019ambition racoleuse, \u00e0 grand renfort d\u2019exotisme, de sexe et de violence. Dans ce vaste vivier de r\u00e9cits an\u00e9miques, d\u2019acteurs approximatifs et de d\u00e9cors bricol\u00e9s, Nina Childress a pr\u00e9lev\u00e9 des sc\u00e8nes \u00e9nigmatiques, o\u00f9 l\u2019\u00e9rotisme, le kitsch, le malaise et le comique involontaire font souvent bon m\u00e9nage. De cette gen\u00e8se filmique <em>low culture<\/em> au cadrage photographique, de la version <em>good<\/em> \u00e0 la version <em>bad<\/em>, la peinture s\u2019affirme en une succession de d\u00e9placements, autant d\u2019\u00e9tapes d\u2019appropriation et de l\u00e2cher prise pour mieux saisir le corps.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>\u00c9ROTISATION<\/strong><\/p>\n<p>La couleur joue ici un grand ro\u0302le : par l\u2019usage des peintures fluorescentes, Nina Childress exacerbe les sensations, fac\u0327on peplum Technicolor. Cette palette ardente ne doit pas occulter le lent travail qu\u2019effectue l\u2019artiste sur une tre\u0300s ancienne proble\u0301matique, la frontie\u0300re entre la forme et le fond, cette limite qui taraude les grands peintres, ceux qui aspirent \u00e0 peindre et dessiner en me\u0302me temps. Dans les jus ou les pa\u0302tes, dans le \u00ab peu peint \u00bb ou l\u2019accumulation des couches qui se focalise pluto\u0302t sur la repre\u0301sentation des corps, Nina Childress explore la magie de la peinture a\u0300 l\u2019huile, ses possibilite\u0301s illusionnistes de relief et de profondeur. Dans ses tableaux, l\u2019examen des lisie\u0300res entre corps et de\u0301cor s\u2019ave\u0300re profonde\u0301ment sensuel : la technique picturale se met au service du fantasme, les peaux palpitent, le de\u0301sir circule.<\/p>\n<p><strong>\u00a0<\/strong><\/p>\n<p><strong>FONDU AU NOIR<\/strong><\/p>\n<p>Les peintures de Nina Childress n\u2019aiment pas le noir\u00a0: dans l\u2019exposition, cette non-couleur est pourtant pr\u00e9sente, au fond de la chapelle. L\u2019artiste met en sc\u00e8ne une pi\u00e8ce produite en 2009, <em>La Barre noire<\/em>, monolythe en forme de cercueil ou de banc, objet lisse peint au pistolet, pos\u00e9e sur l\u2019extr\u00e9mit\u00e9 d\u2019une bande de papier vert fluo qui chute du plafond, comme s\u2019il \u00e9tait lui aussi tomb\u00e9 du ciel. Intrigante, cette st\u00e8le fun\u00e9raire renvoie peut-\u00eatre \u00e0 un autre objet fictionnel, le volume noir du film <em>2001, l\u2019Odyss\u00e9e de l\u2019espace<\/em>, o\u00f9 Kubrick joue avec la puissance lumineuse d\u2019un myst\u00e9rieux parall\u00e9l\u00e9pip\u00e8de sombre.<\/p>\n<p>Cette surface obscure est en accord avec le tableau pr\u00e9sent\u00e9 \u00e0 proximit\u00e9\u00a0: une s\u00e9rie de sculptures blanches qui se d\u00e9tachent sur un fond noir travaill\u00e9 \u00e0 partir de pigments de noir d\u2019oxyde, un noir plut\u00f4t chaud, comme pour r\u00e9insuffler la vie dans cette \u00e9vocation ambigu\u00eb de la cr\u00e9ation et de la mort, que l\u2019artiste commente en ces termes\u00a0: \u00ab\u00a0Nous, artistes des arts visuels, contrairement aux artistes des arts vivants, produisons des objets d\u2019art morts, des choses que j\u2019appelle \u00ab\u00a0l\u2019hors-de-soi\u00a0\u00bb, et leur corollaire serait \u00e0 mes yeux la mal\u00e9diction du stockage. Cette <em>Barre noire<\/em> repr\u00e9sente tout cela, la mort, mais aussi la cr\u00e9ation.\u00a0\u00bb<sup>4 <\/sup><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>PRINCIPE DE PLAISIR<\/strong><\/p>\n<p>\u00c0 Ch\u00e2teau-Gontier, Nina Childress accueille le visiteur avec <em>Pull<\/em>, une sc\u00e8ne de mise \u00e0 nu, o\u00f9 le d\u00e9sir scopique s\u2019intensifie dans la couleur rouge\u00a0; avec <em>Petit rideau rose<\/em>, tableau plac\u00e9 en fin de parcours, l\u2019artiste confirme la port\u00e9e \u00e9rotique de son propos, dans le spectacle d\u2019une danseuse en string vue de dos, qui se dirige vers une b\u00e9ance sombre, \u00e9vocation d\u2019un hors-champ mortif\u00e8re. Entre ces deux p\u00f4les, des strip-teases fantasmatiques, des hommes souvent habill\u00e9s, des micro-sc\u00e9narios incongrus o\u00f9 les femmes apprennent \u00e0 danser\u00a0ou discutent d\u00e9v\u00eatues autour d\u2019une plante, et une <em>Barre noire<\/em>\u00a0: \u00ab\u00a0La dynamique de l\u2019\u00e9rotisme s\u2019articule autour d\u2019un point central qui est la mort, autour de laquelle elle s\u2019enroule \u2014 tel un cyclone autour de son \u0153il \u2014 aspir\u00e9e vers lui en spirale ascendante (\u2026) Elle n\u2019est qu\u2019une infinie variation sur la peur de se dissoudre.\u00a0\u00bb<sup>5<\/sup> Ce que tissent les \u0153uvres de Nina Childress, souvent sur le ton de l\u2019humour, c\u2019est pr\u00e9cis\u00e9ment ce lien entre d\u00e9sir et peinture. Entre le m\u00e9dium (la peinture) et le sujet (Eros), une forme de fusion op\u00e8re\u00a0: la peinture rejoue la violence \u00e9rotique, ses embrasements doux ou excessifs, et s\u2019arrache sans cesse au confort de l\u2019identit\u00e9 (stylistique) pour \u00e9prouver l\u2019Autre. Dans cette joyeuse vitalit\u00e9 du d\u00e9sir, la mort projette impassiblement son ombre port\u00e9e\u00a0: la peinture, \u00ab\u00a0petite mort\u00a0\u00bb qui aurait le pouvoir de conjurer la grande\u00a0?<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Notes<\/strong><\/p>\n<p>1 \u2013 Nina Childress s\u2019est beaucoup int\u00e9ress\u00e9e \u00e0 Gerhard Richter qui lui aussi exp\u00e9rimenta cette mani\u00e8re de travailler plusieurs styles en m\u00eame temps.<\/p>\n<p>2 \u2013 Extrait de <em>Entretien sur la peinture<\/em>, par Aude Launay et Clotilde Lataille, in catalogue <em>Une exposition de peinture<\/em>, 2009.<\/p>\n<p>3 \u2013 Les d\u00e9cennies 80 et 90.<\/p>\n<p>4 \u2013 Entretien avec l\u2019auteur, 20 mai 2016.<\/p>\n<p>5 \u2013 Agn\u00e8s Giard, <em>De quoi \u00c9ros est-il le nom\u00a0? <\/em>, Revue 303 n\u00b0131, 2014. Un autre extrait de ce texte pourrait \u00e9clairer les \u0153uvres de Nina Childress, o\u00f9 peinture et d\u00e9sir deviennent synonymes\u00a0: \u00ab\u00a0<em>Le d\u00e9sir, tentative de suspendre la vie\u00a0? Une strat\u00e9gie d\u00e9risoire, peut-\u00eatre, mais c\u2019est la seule que nous ayons trouv\u00e9e et voil\u00e0 probablement pourquoi nos formes d\u2019\u00e9rotisme reposent aussi souvent sur l\u2019id\u00e9e de l\u2019obstacle\u00a0: interposer des couches entre soi et le corps de l\u2019autre, interposer des murs, des \u00e9crans, des serrures, des culottes, des espaces qui s\u00e9parent et des grammaires conventionnelles de geste et de postures faites pour travestir le d\u00e9sir m\u00eame, voil\u00e0 \u00e0 quoi nous passons pratiquement toute notre vie\u2026dans l\u2019espoir que cela repousse le moment de la FIN.<\/em>\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"\u00a0MORT &amp; LINGERIE Quels ingr\u00e9dients s\u2019agr\u00e8gent dans ce curieux titre d\u2019exposition, Le Requiem du string\u00a0? 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